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60th anniversary of D-Day 1 . 60e
: soixantième. 6 juin 1944 : six juin
mille neuf cent quarante-quatre. Every ten years, large commemorative
celebrations of the June 6, 1944 landing take place in France. This year, the
sixtieth anniversary of D-Day had a special importance. It was maybe the last
one in which many veterans can still take part. There was also the presence of
President George Bush, in the context of the Iraq war. Finally, for the first
time, a German Chancellor was taking part in the ceremony. 2. 60
000 : soixante
mille. 20 000
: vingt mille. For three
weeks, D-Day and it's celebrations dominated the news, with special reports,
documentaries, daily news coverage in the newspapers, on the radio and on TV...
An opportunity for the younger generations to rediscover this period and to pay
tribute to the 60 000 mainly American, British and Canadian Allied troops, and
to the 20 000 civilians who died during the battle of Normandy. 3 . 13
juin : treize juin. In
this context, the election campaign for the European elections, which take place
on June 13, went by almost unnoticed, as did Mother's Day, on June 6. No
posters, very few programs on the radio and on TV... The country was looking to
the past, but a past which is invaluable for its present and its
future.
 4 . d'suite
--> de suite. s'faire
--> se
faire. un
poste de TSF =
un poste de télégraphie sans fil, l'ancêtre
du poste de radio. - And in Lyon, did you know about it? When there
was the... the Landing, did you hear about it right away? - Oh... almost,
because we didn't have... we didn't have TV, but we had a radio, a wireless, and
at that time, of course, we used to listen a lot. And we knew about it almost...
Yes, yes, it was very very quickly talked about... very quickly known. We
were... we were afraid... Well, we were afraid... but not for us. But we
thought: "If it’s really true, if they are landing in... in great numbers, they
are going to be slaughtered." 5 - Yes, but didn't you think: "At last,
they are making the Germans retreat..." - Yes, yes! Oh, yes! But well, we
didn't know right away that they were forcing them to retreat, eh!
and... -Yes, that’s right... - After all, it took them two months to...
er... - Yes. 6 . ça
s'est pas fait
--> ça
ne s'est pas fait. y'avoir -->
y avoir. c'est pas --> ce
n'est pas. ouais --> oui. - To... er... to take Caen, I think, the city of
Caen. It wasn’t done like that, Wham! Overnight. Anyway, that was the
hope,
of course, that it would all be over one day. Of course, we said: "Maybe things
are changing, something is going to happen..." Yes, it was really er... Four
years, it lasted, eh! Four years of... Not of... how could I say er... despair,
but it... it... it's not a … time, it's a dreadful time... Anyway...
Yeah... 7 . c'qui se'passait
--> ce
qui se passait. on
s'cachait -->
on se cachait. c'était pas
--> ce
n'était pas. - And er... no, but then, wait a minute... So then er... so
afterwards you were able to follow what was going on thanks to the radio? -
Oh! yes, yes. Throughout the war. We listened to the radio and we listened to de
Gaulle. - You could pick up the signal from London? - Oh, yes, yes, of
course, everybody could... But we... we hid. - But it wasn't legal. 8
- Oh! yes, yes, yes. Yes, it was illegal. So for us, the wireless was in the
kitchen, we used to shut the door carefully... We... And as my parents had a
shop, we didn’t listen when the shop was... was open. But in the evening...
But... Yes, yes, we listened every day, every day... Of course... It was
natural, eh! - Mmm. - So afterwards, you heard about the advance of
the... 9 . Bin
--> Et bien. - Well yes, probably not the full story, but in a
sense, yes. And then the... all the... It roused absolutely all the members of
the Resistance. It gave a tremendous boost. Everybody started fighting, well,
to... to... was there... said: "It’s over. It's going to be over!" - So then,
the Germans were attacked... - On all fronts. Yeah... 10
. qu'i z'aient
--> qu'ils aient. d'penser
--> de penser. C'est pas
--> ce
n'est pas. p'tit à p'tit
--> petit à petit. - But
it's good they invited... they invited Schröder to this... - This is the true
reconciliation. Especially when you think that... I am certain that... the
entire... the entire German nation now agrees with Schröder, and thinks: "He’s
right to go. We are at peace, let's turn over a new leaf!" It's difficult to
turn over a new leaf, but then... We shouldn’t forget, of course, that's for
sure. But we shouldn’t forget so that future generations er... er... won't be
tempted to do the same! Anyway, it’s a pity, as all over the world,
unfortunately, there are still wars here and there.. Well! Let's hope that
little by little one day, though, all that will stop... |
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Article (tous niveaux) Lent
Normal
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- Tous les dix ans, en France, a lieu une grande
cérémonie
commémorative du Débarquement du 6 juin
1944. Cette année, le soixantième
anniversaire du Débarquement avait une importance
particulière. C'était peut-être le dernier
où de nombreux vétérans pouvaient encore
participer. Il y avait aussi la présence
du Président George Bush, dans le contexte
de la guerre en Irak. Enfin, pour la première fois,
un
Chancelier allemand participait
à la cérémonie.
- Pendant trois semaines, le Débarquement
et ses célébrations ont dominé l'actualité,
avec des dossiers spéciaux, des documentaires,
des reportages quotidiens dans les journaux
à la radio et à la télévision... Une occasion pour les
jeunes générations de redécouvrir cette période
et de rendre hommage aux 60 000
soldats alliés, en majorité américains,
britanniques et canadiens, et aux 20
000 civils morts pendant la bataille de
Normandie.
- Dans ce contexte, la campagne électorale
pour les élections européennes,
qui ont lieu le 13 juin, est passée presque inaperçue,
de même que la fête des Mères, le 6 juin.
Point d'affiches, très peu d'émissions à
la radio ou à la télévision... Le pays
était tourné vers le passé, mais un passé
si précieux pour son présent et son
avenir.
Conversation (niveau intermédiaire
/ avancé) Lent
Normal
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- - Et à Lyon, vous l'avez su ? Quand
il y a eu le... le Débarquement, vous
l'avez su tout d'suite ?
- Oh... pratiquement,
parce qu'on n'avait... on n'avait pas
la télévision, mais on avait la TSF, un
poste de TSF, et à l'époque évidemment,
on écoutait beaucoup. Et on l'a pratiquement
su... oui, oui, ça s'est très très vite
dit... très vite su. On avait... on avait
peur... enfin, on avait peur... pas pour
nous. Mais on s'est dit : "Si vraiment c'est
réel, s'ils débarquent en... en nombre et
en force, ils vont s'faire massacrer."
- -
Oui, mais vous vous êtes pas dit : "Enfin,
ils repoussent les Allemands..."
-
Si, si ! Ah ! oui, mais enfin, on n'a pas
su tout de suite qu'ils repoussaient, hein
! Et... - Ah ! oui. - Ils ont mis deux mois quand même pour...
heu... - Oui.
- - Pour heu... avoir
Caen, je crois, la... la ville de Caen. Et ça
s'est pas fait comme ça, Vrouf ! du jour
au lendemain. Enfin, c'était l'espoir, c'est
sûr, qu'on en finisse un jour. C'est sûr
qu'on a dit : "Peut-être que ça bouge, il va
y'avoir quelque chose..." Oui, c'était quand
même heu... Quatre ans, ça a duré, hein
! Quatre ans de... Pas de... comment dirais-je
heu... désespoir, mais ça... ça... c'est
pas une période... c'est une période épouvantable....
Enfin... ouais.
- - Et heu... non, mais alors attendez
voir... Et alors, heu... donc après vous
avez pu suivre c'qui se'passait grâce à
la radio ?
- Ah ! oui, oui. Pendant toute
la guerre. On écoutait la radio et on écoutait
de Gaulle. - Vous aviez la radio de
Londres ? - Ah ! oui, oui, bien sûr,
tout le monde avait la... Mais on... on
s'cachait. - Mais c'était pas légal.
- -
Ah ! oui, oui, oui. Oui, c'était illégal.
Alors nous, le poste était dans la cuisine,
on fermait bien la porte...On... Et
mes parents tenant un commerce, on n'écoutait
pas quand le commerce était... était ouvert.
Mais le soir... Mais... oui, oui, on écoutait
tous les jours, tous les jours... Bien sûr...
C'était normal, hein !
- Mmm. - Donc
après, vous avez été informés de la progression
du...
- - Bin oui, sans doute pas complètement,
mais dans un sens, oui. Et puis les... tous
les... Ça a réveillé absolument tous les
résistants. Ça a donné un élan formidable.
Tout le monde s'est mis à se battre, quoi,
à... à... était là... a dit : "C'est
fini, ça va être fini !"
- Donc
après, les Allemands ont été attaqués... -
De tous les fronts. Ouais.
- - Mais c'est
bien qu'i z'aient... qu'i z'aient invité
Schröder à cette heu...
- Ça c'est la
vraie réconciliation. Surtout d'penser que...
je suis sûre que... tous les... toute la
nation
allemande actuelle est d'accord avec Schröder,
s'est dit : "Il a raison d'y aller.
C'est la paix, tournons la page !"
Une page, c'est difficile à tourner, mais
enfin... C'est pas la peine d'oublier, ça
c'est sûr. Mais ne pas oublier pour que
les générations futures heu... heu... ne
soient pas tentées d'en faire autant ! Enfin,
dommage, puisqu'il y a dans ce monde entier,
hélas ! encore toujours une guerre par ci,
par là... Et bien ! Espérons que p'tit à p'tit
un jour, tout de même, tout ça s'arrêtera...
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